Author Archive for Benoit

On parle de nous… en espagnol cette fois-ci

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Je suis tombé par hasard sur un texte et une vidéo de notre prestation de Wake Up à la Place des festivals hier. Grande surprise de voir de lire quelqu’un qui fait un article sur nous dans une autre langue que le français et l’anglais. Mon espagnol n’est peut-être pas top, mais voici en gros ce que ça disait sur nous:

«En marchant dans les rues de Montréal, au milieu des grévistes, des touristes et des passants qui profitent tout simplement du soleil, j’ai commencé à entendre des voix qui chantaient Wake Up, une de mes chansons préférées du groupe montréalais Arcade Fire.

Je me suis rapprochée. Ils étaient là, chantant et jouant de leurs instruments, les petits membres du Ukulélé Club de Montréal. Ils ne demandent pas d’argent. Ils chantent uniquement pour le plaisir de chanter.

Plusieurs d’entre nous sommes arrêtés pour profiter de ce moment rafraîchissant, qui reflète en quelque sorte l’esprit qui anime cette ville.

Maintenant, avec l’arrivée de l’été, nous aurons avec le soleil et la chaleur ce genre de manifestation artistique dans de nombreux coins de Montréal. Cela me fait toujours sentir que je suis dans la bonne ville.»

Pour lire l’article dans sa version originale

Le feu sauvage de l’amour à Paris

J’ai terminé mon séjour en France avec une session, le 22 février, avec nos amis ukers de Paris, qui se rencontrent tous les mercredis à Ma pomme en colimaçon, un bar restaurant dans le 20e à Paris. Au Rendev’Uke ce soir-là, beaucoup de blues, avec St James Infirmary Blues et St Louis Blues, une pièce étrangement familière (Tonight you belong to me) avec l’intro caractéristique qui a donné un peu de fil à retordre à certains, un peu de country avec Alabama Song. L’atmosphère était très différente de celle de nos sessions, le groupe est plutôt informel avec des pauses clopes entre les blocs de chansons (une dizaine en tout au programme) et, comme c’est aussi un resto, une pause pour dîner. Chose surprenante, il y avait dans le groupe une Suédoise Allemande Finlandaise Danoise Norvégienne, une Japonaise et un Américain (il y a sûrement une blague à faire ici, du type: une fois c’est une Norvégienne, une Japonaise et un Américain dans un resto…).

Je crois avoir été complètement exotique en leur proposant d’interpréter Le feu sauvage de l’amour, qu’ils ne connaissaient évidemment pas. Après les explications sur le subtil double sens des paroles, nous en avons fait trois versions, dont vous entendez ici la dernière. Une tablée d’une quinzaine de français qui font les choeurs (Le feu sauuuu-va-geu) dans un resto en jouant du uke, c’est assez unique…

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Le Grünt #5 à Toulouse, beaucoup de chaleur sous la neige

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C'est pas extraordinaire cette affiche!

J’ai participé le 14 février dernier au Grünt #5 (Grand rassemblement des ukulelistes de Navarre et Toulouse) avec Josée, ma copine, et Florence, ma fille de 11 mois. Vous ne me croirez pas, mais il y avait de plus en plus de neige au sol à mesure qu’on se rapprochait de Toulouse, en provenance de Montpellier. Ce n’était pas notre meilleure journée et nous avons eu toutes sortes de pépins en cours de route, mais tout s’est mis à très très bien aller une fois que nous avons poussé la porte du V and V Bagel, le petit (selon nos standards québécois) mais extrêmement chaleureux lieu de rencontre mensuel des grünteurs, qui étaient plus d’une vingtaine ce soir-là à avoir bravé les conditions extrêmes de la température (-2° C et 3 mm de neige!) pour venir jouer du uke.

La rencontre a débuté avec quatre chansons collectives, que le groupe joue avec bonne humeur, dirigé par Aël, le très dynamique et très drôle animateur de la soirée. Je pense qu’il rend tout le monde meilleur.

Pendant la pause, tout le monde en profite pour se sustenter et discuter entre voisins.

J’ai été très impressionné par les participants pour la scène ouverte (open mike ou michel ouvert, désolé pour le mauvais jeu de mots). Le niveau allait de très bon à élevé, avec une hilarante interprétation de Julien d’une chanson qui parlait de poulie chinoise et de pendule iroquoise, un duo avec un ukuléliste du tonnerre et un chanteur avec un registre étonnant (Aurélien et Pierre, à moins que ne ce soit l’inverse), un cover de Tainted Love très réussi par Stéphane et un drôle de petit bonhomme tout ébouriffé qui a contourné la règle d’une chanson par participant en faisant un medley de trois pièces, dont Alleluiah, de Leonard Cohen. Pour ma part, j’ai opté pour Something, au lieu du Feu sauvage de l’amour. C’est toujours mieux de jouer une pièce qu’on sent mieux plutôt que d’en risquer une autre dont on ne connaît pas les paroles par coeur.

Quelques instants avant la scène ouverte. Un joli concert, que j'ai finalement troqué pour un Kala concert noir avec bandoulière (honnie semble-t-il au Grünt, mais je m'assume).

Une grünteuse carreautée, comme quoi ces chemises peuvent être utilisées pour autre chose que lorsqu'on fend du bois.

On voit ici Aël et deux grünteurs attaquer un délicieux et authentique bagel new-yorkais du V and V Bagel.

Aël a décerné trois macarons du Club à trois grünteurs qui s’étaient distingués par leur grande absence de goût vestimentaire exceptionnel en faisant honneur à l’indémodable chemise à carreaux, sans doute un effort subconscient pour mettre à l’aise les trappeurs québécois en visite.

Florence avec son super chandail du Club et Josée, qui donne le change en tenant dans ses mains un uke.

Accordé, c'est pas une mauvaise idée...

Une grünteuse bien concentrée sur son instrument.

J’ai adoré ma soirée. Peut-être était-ce l’endroit, le fait de se trouver en terrain à la fois connu (le uke) et inconnu (un autre club, une autre ville, un autre lieu), la grande convivialité et le plaisir évident de tout le monde d’être ensemble, la grande énergie d’Aël, l’accueil de tous et les petites attentions envers notre petite tribu québécoise, mais tout a contribué à faire de la soirée une expérience mémorable.

P.S.: Nous nous sommes retrouvés chez Aël en soirée pour dormir chez lui par terre dans le salon sur un matelas. Pas ce qui était prévu au programme, mais son accueil exceptionnel a fait que je lui a fait don de mon tout nouveau t-shirt du Club, qui a maintenant sa place à Toulouse. Peut-être le verra-t-on dans une prochaine rencontre du Grünt?

P.P.S.: Je participe mercredi le 22 février à une rencontre de Rendev’uke, un club de ukulele de Paris. Faute de temps, j’aurais également pu participer à une autre rencontre à Valbonne, près de Nice, à laquelle j’ai été invité cette semaine. Un jour, il faudra bien que j’y retourne faire le tour de tous les clubs de ukulele français (il doit y en avoir une vingtaine).

Les photos sont de Paulin Brisset.

Le Grünt

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Mais qu’est-ce qu’un Grünt? C’est une Grande Rencontre des Ukulelélistes de Navarre et de Toulouse. Ces passionnés du ukulele se retrouvent une fois par mois pour un combo session/scène ouverte (me semble qu’il y a quelque chose de semblable à Montréal au 3 minots et à l’Espace Lafontaine ;) ) dans un charmant café où on peut déguster d’authentiques bagels new-yorkais. Si jamais ils viennent à Montréal, on leur fera goûter nos authentiques bagels montréalais!

Les rencontres sont animées par Aël, un sympathique barbu à l’enthousiasme contagieux, très motivé à montrer à son groupe toutes les subtilités du uke. On les voit ici en train d’interpréter Love is all, accent français en prime. Tout le monde a beaucoup de plaisir, même s’ils ne sont pas toujours rendus à la même mesure au même moment dans la chanson!

Comme je me rends dans le sud de la France en février prochain, je compte bien participer à une de leurs rencontres et leur interpréter une pièce du répertoire québécois, quelque chose de typique et d’exotique.

MISE À JOUR: J’y serai le 14 février et leur ferai découvrir Le feu sauvage de l’amour de RBO. La la la maladie du baiser…

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En prime, un tutorial pour apprendre la pièce My Little Grass Shack:

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52 chansons originales en 52 semaines pour Victoria Vox

Victoria Vox

Victoria Vox est une ukuleliste qui s’apprête tout juste à terminer le 52 Cover Song Project: 52 covers, un par semaine, pendant un an (2011). Chaque chanson était apprise durant la semaine où elle était interprétée, jouée de mémoire et en direct. Charmant.

C’était déjà un exploit et elle a décidé de se lancer dans un nouveau projet pour 2012: 52 chansons originales, une par semaine, durant 52 semaines. C’est complètement fou et ça demande une combinaison de confiance en soi absolue et de pure inconscience!

Pour réaliser son projet, elle l’a soumis sur le site Kickstarter, où il est possible pour un artiste de récolter de l’argent AVANT le début d’un projet en faisant un appel à tous. Si le montant prévu est atteint par l’artiste, le projet se réalise et ceux qui ont encouragé le projet reçoivent diverses marchandises ou récompenses exclusives, selon leur contribution. Autrement, le projet ne se réalise pas et aucun montant n’est déboursé par ceux qui ont encouragé le projet. Il y a plusieurs projets intéressants sur ce site, dont celui de Julia Nunes, une autre ukuleliste très connue, qui y amassé des fonds pour produire son prochain album.

Victoria offre différents items, selon le montant recueilli: son plus récent album, les 52 mp3 du projet, un concert privé d’elle-même et sa violoncelliste dans notre propre maison en compagnie de nos amis (wow, mais ce n’est pas donné).

Je n’ai pas pu résister à une idée aussi folle et me suis engagé pour recevoir les 52 mp3 du projet. J’ai hâte de voir si le 6 janvier prochain elle aura réussi à obtenir le montant prévu.

MISE À JOUR 23/12/2011: Le projet a maintenant atteint et surpassé son objectif de financement. Félicitations Victoria!

Si vous êtes intéressé par le projet, c’est ici ›››

Un ukulele sur mesure, ça se fait comme ça

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Je suis toujours impressionné par toutes les connaissances et l’habileté nécessaire pour pratiquer un art. Et Gordon Mayer, le luthier qui fabrique les ukuleles Mya-Moe, est définitivement un artiste. Il en commence et en termine un tous les jours, avec sa petite équipe. Vous le voyez ici fabriquer un cercle de bois qui sert de support au cône d’un ukulele resophonic. Moi, je n’aurais jamais deviné que ce morceau se fabrique ainsi.

Il a aussi plusieurs autres vidéos où il explique les différentes étapes de fabrication d’un ukulele. C’est après avoir vu ces clips que j’ai décidé de me commander mon propre ukulele sur mesure, un ténor, que vous devriez voir ce printemps. En prime, pendant toute la durée de fabrication du ukulele (environ un mois), il est possible de voir une photo de l’instrument à chacune des étapes. De quoi rêver en attendant d’en jouer pour vrai.

Chaîne YouTube de Gordon Mayer ›››
Mya Moe Ukuleles ›››