
C'est pas extraordinaire cette affiche!
J’ai participé le 14 février dernier au Grünt #5 (Grand rassemblement des ukulelistes de Navarre et Toulouse) avec Josée, ma copine, et Florence, ma fille de 11 mois. Vous ne me croirez pas, mais il y avait de plus en plus de neige au sol à mesure qu’on se rapprochait de Toulouse, en provenance de Montpellier. Ce n’était pas notre meilleure journée et nous avons eu toutes sortes de pépins en cours de route, mais tout s’est mis à très très bien aller une fois que nous avons poussé la porte du V and V Bagel, le petit (selon nos standards québécois) mais extrêmement chaleureux lieu de rencontre mensuel des grünteurs, qui étaient plus d’une vingtaine ce soir-là à avoir bravé les conditions extrêmes de la température (-2° C et 3 mm de neige!) pour venir jouer du uke.
La rencontre a débuté avec quatre chansons collectives, que le groupe joue avec bonne humeur, dirigé par Aël, le très dynamique et très drôle animateur de la soirée. Je pense qu’il rend tout le monde meilleur.

Pendant la pause, tout le monde en profite pour se sustenter et discuter entre voisins.
J’ai été très impressionné par les participants pour la scène ouverte (open mike ou michel ouvert, désolé pour le mauvais jeu de mots). Le niveau allait de très bon à élevé, avec une hilarante interprétation de Julien d’une chanson qui parlait de poulie chinoise et de pendule iroquoise, un duo avec un ukuléliste du tonnerre et un chanteur avec un registre étonnant (Aurélien et Pierre, à moins que ne ce soit l’inverse), un cover de Tainted Love très réussi par Stéphane et un drôle de petit bonhomme tout ébouriffé qui a contourné la règle d’une chanson par participant en faisant un medley de trois pièces, dont Alleluiah, de Leonard Cohen. Pour ma part, j’ai opté pour Something, au lieu du Feu sauvage de l’amour. C’est toujours mieux de jouer une pièce qu’on sent mieux plutôt que d’en risquer une autre dont on ne connaît pas les paroles par coeur.

Quelques instants avant la scène ouverte. Un joli concert, que j'ai finalement troqué pour un Kala concert noir avec bandoulière (honnie semble-t-il au Grünt, mais je m'assume).

Une grünteuse carreautée, comme quoi ces chemises peuvent être utilisées pour autre chose que lorsqu'on fend du bois.

On voit ici Aël et deux grünteurs attaquer un délicieux et authentique bagel new-yorkais du V and V Bagel.
Aël a décerné trois macarons du Club à trois grünteurs qui s’étaient distingués par leur grande absence de goût vestimentaire exceptionnel en faisant honneur à l’indémodable chemise à carreaux, sans doute un effort subconscient pour mettre à l’aise les trappeurs québécois en visite.

Florence avec son super chandail du Club et Josée, qui donne le change en tenant dans ses mains un uke.

Accordé, c'est pas une mauvaise idée...

Une grünteuse bien concentrée sur son instrument.
J’ai adoré ma soirée. Peut-être était-ce l’endroit, le fait de se trouver en terrain à la fois connu (le uke) et inconnu (un autre club, une autre ville, un autre lieu), la grande convivialité et le plaisir évident de tout le monde d’être ensemble, la grande énergie d’Aël, l’accueil de tous et les petites attentions envers notre petite tribu québécoise, mais tout a contribué à faire de la soirée une expérience mémorable.
P.S.: Nous nous sommes retrouvés chez Aël en soirée pour dormir chez lui par terre dans le salon sur un matelas. Pas ce qui était prévu au programme, mais son accueil exceptionnel a fait que je lui a fait don de mon tout nouveau t-shirt du Club, qui a maintenant sa place à Toulouse. Peut-être le verra-t-on dans une prochaine rencontre du Grünt?
P.P.S.: Je participe mercredi le 22 février à une rencontre de Rendev’uke, un club de ukulele de Paris. Faute de temps, j’aurais également pu participer à une autre rencontre à Valbonne, près de Nice, à laquelle j’ai été invité cette semaine. Un jour, il faudra bien que j’y retourne faire le tour de tous les clubs de ukulele français (il doit y en avoir une vingtaine).
Les photos sont de Paulin Brisset.
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